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Histoire d'Halloween |
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Chapitre I (la provocation) N'ayez pas peur! Je ne vous veux pas de mal. Je sais bien que je suis très laid. Mais vous le seriez vous aussi si vous aviez connu mon triste sort. Avant j'étais comme vous. Je vivais une vie joyeuse. Bah, pas tout le temps. J'avais bien mes petites déprimes et mes petits malheurs. Mais approchez... Approchez donc... Regardez moi comme il faut. Je ne suis pas en état de vous faire du mal. Je veux juste vous parler... C'est ça... Assoyez vous en demi cercle devant moi. Haaa là c'est mieux. Hé que j'aime donc ça le temps d'halloween. À votre âge je revenais toujours avec un sac de bonbons plein moi aussi. Alors... Qui peut bien se cacher sous ce drap. Beau déguisement de fantôme... Une bien belle fêe des étoiles et ce heummm robin des bois exact? Je le savais. Je crois que je vous reconnais. Vous êtes frère et soeur. Ne marchez pas main dans la main. Ça ferait jaser au village. Ha toi par contre je te reconnais mon petit. Désolé pour ton oncle Pierre qu'on a retrouvé tué d'une balle dans la tête! On na jamais retrouvé l'assassin je crois. Et toi en petite sorcière... Quel charmante petite sorcière tu fais! Et bien moi les enfants. Je ne suis pas déguisé. Je suis vraiment mort. ... Non n'ayez pas peur. Je veux juste vous parler c'est tout. Je suis tellement triste de toujours être seul. Et je m'en veux tellement! Parce que c'est de ma faute s'il y a un mois j'ai rie de la Tzigane. Je n'ai que 19 ans mais le dernier mois que je viens de passer, m'a laissé prendre beaucoup de maturité. Comme l'été finissait, les forains se préparaient à repartir. À chaque été ils viennent s'installer par ici. Comme c'est très touristique l'été, il vient des gens de partout! Ce qui fait que ces forains vivent très bien. Quand le froid revient, ils partent vers des endroits plus chaud pour continuer a donner leurs spectacles sous les petites tentes. Oui je sais, ce sont des détail qui ne vous intéressent pas. Mais j'y viens. C'est important pour que vous comprenez bien. Dans une de ces tentes, il y a la Tzigane. On disais qu'elle avait de grands pouvoirs. Et c'est vrai. Elle disait l'avenir des gens ou révélait des trucs sur leur passé. Et c'est amusant. Quand elle avait révélé quelques trucs sur le passé des gens et qu'on avait confirmé, alors tous voulaient savoir sur leur avenir. Le plus drôle c'est que c'était une supercherie. J'avais fini par m'en rendre compte. 2 ou 3 gens différents chaque soir, payés pour dire que ce passé était vrai. Vieux truc. Elle me détestait car elle savait que je n'étais pas dupe. Je flânait souvent chez les forains. Et ce jour où son fiancé l'avait laissé tombé j'avais bien profité de l'occasion pour me moquer d'elle: Tu prétend avoir des pouvoir, première chose, tu n'est même pas capable de deviner que ton fiancé a baisé avec quelques personnes ici et qu'il t'a bêtement laissé tombé. Bravo! Et c'était encore plus cruel que je croyais qu'elle était au courant des aventures de son fiancé. Mais non! Personne ne le lui avait encore avoué. Vous devinez qu'elle entra dans une colère folle. Ses yeux me fusillaient déjà. Sa bouche s'ouvrit sur cette phrase incroyable: Pauvre minable. La vie te trompe aussi. Elle quitte ton corps et tu ne le sais pas. Mais je te le dis. Tu est mort! Tu est mort! Tu est mort! Je m'en souviens... J'ai éclaté de rire: Tu ne sais vraiment pas quoi dire pour te rabattre sur pareille connerie que je lui dis. - Tu est mort! Tu ne le sais pas encore. Mais tu verra. Tu va t'en rendre compte. Et il sera trop tard. Je serais déjà loin! - Ouais c'est ça, c'est ça... Salut la cocue. Et je la laissa ainsi derrière en pleurs... J'étais donc bien fier de mon coup. Ce que c'était prétentieux. Je me souviens que je pouvais avoir quelques accès de rire même seul en y repensant alors que je marchait les mains dans les poches alors que je rentrais chez moi... Chapitre II (Prise de conscience ) (retour) Même le lendemain en sortant du lit j'eu bien un sourire en repensant comment je lui avais damé le pion à cette conne. Je pris un lainage pour aller faire des courses. On allais sortir les manteaux d'hiver sous peu c'est sûr. Mais rendu dehors je me rendais compte que ce n'était pas si froid que ça. Mais si j'étais ok avec mon lainage, je me rendais compte que les autres passant était aussi bien mais en juste en t-shirt. Bon et alors! J'aurais probablement été enrhumé. Avant de faire les courses, j'aurais au moins l'estomac solide. Je m'étais arrêté au restaurent du coin pour un bon déjeuner complet. C'est à dire 2 oeufs, bacon, saucisse, jambon, fèves aux lards, crêpes et fruits. Je ressortais de table en me sentant vraiment trop lourd. Je venais déjà de prendre mon dernier repas sans vraiment encore le savoir. Je faisais mon marché et tout allait très bien selon la routine habituelle. J'en étais à ranger les victuailles en me disant que ce steak serait délicieux pour le repas du soir sur le bbq. Mais je ne l'ai pas manger finalement. Je n'avais pas d'appétit le midi et je n'en eu pas plus pour le repas du soir! Vers le soir je me disais que ce n'était pas une journée pour moi décidemment. À frissonner de la sorte la dernière belle journée de la saison et en plus un problème avec ma digestion. Bon j'irais voir le doc demain si ça ne va pas mieux. De toute façon comme j'étais déjà en recherche d'emploi... Le lendemain j'avais encore cette impression d'avoir le ventre plein. Encore plein comme un oeuf. Et ce qui avait commencé au coeur de la nuit, continuait. Des rots épouvantables! Et ce matin ils sentaient très mauvais. Je me disais que mon dîner était en train de me pourrir par en dedans. Et j'avais encore froid. Je me touchais le front. C'est seulement là que je le réalisais. Je me faisais pas de fièvre. J'avais le front froid. Je réentendis soudainement dans ma tête la phrase de la tzigane... Tu est mort... Elle me l'avais dit et répéter 3 ou 4 fois. Et sa voix exaltait! Se pouvait-il qu'elle aie vraiment ce pouvoir? Je voulais repousser l'idée mais j'ai toujours eu légère tendance à être hypocondriaque. Aussi je fis le geste le plus cliché qui soit... Me prendre le pouls. Ne le sentant pas sur mon poignet, j'essayais l'autre... Rien... Dans le cou, sur la poitrine... Toujours rien... Alors je serais vraiment... Mort? Non ça ne se peut pas. Je vais aller acheter un stéthoscope à la pharmacie en prétendant que c'est pour ma grand-mère qui en veut un sensible mais pas cher. Elle veux prendre sa pression mais n'est pas riche. Voilà ça marchera et je n'aurais pas à en parler. Imaginez que je sois vraiment mort. On voudrais m'empêcher de vivre ma vie normale. J'espère juste que je ne sois pas trop cher ce truc. Ça l'était trop! Même à $1 ça aurait été trop cher. Car ce maudit truc me confirmait ma mort. Rien du tout. Je n'avais plus de pouls. Je lança le stéthoscope sur le mur... Ho un besoin de boire! Mais j'étais encore plein comme un oeuf. Évidemment puisque je ne devais plus digérer. J'ai eu beaucoup de mal à me forcer à vomir aux toilettes Mais il me fallait faire cet effort pour avaler la moitié restante d'une bouteille de rhum brun. Au moins je goûtais encore aux saveurs. Mais c'était surtout l'amertume d'être un mort vivant que je goûtais ce soir là. Je retourna me coucher. Que faire d'autre. L'alcool ne me saoulait même pas. Chapitre III (L'adaptation ) (retour) Quel réveil le lendemain! 3 jours que je suis mort et je commence à peine mon deuil. Le deuil de sa propre personne je peux vous dire que c'est très difficile à vivre. Les autres habituellement, ne vivent pas leur deuil. Ils sont morts. Mais moi ce matin là j'étais dans un état lamentable. Mon ventre était tout gonflé. L'alcool et les restes de repas qui me traînaient dans le ventre. Je me levait difficilement et alla aux toilettes pour vomir le tout. Je me senti mieux. Mais quelle odeur épouvantable. Je me vis la gueule dans le miroir aussi. Ce n'était pas mes plus beaux jours. Heureusement je n'étais pas a cruiser dans un club. Ma peau commençait a avoir un aspect assez sec. Je m'habillais en vitesse et je me rendis au parc des Forains. Je hurlais de désespoir en constatant que les roulottes étaient parties. Courir m'était difficille. Mes articulations devaient avant tout se réchauffer pour bien fonctionner. Je revins vite à la maison pour faire des recherches sur Internet. Tous ce que je pus trouver sur les étapes progressives de la décomposition. C'est le symptôme principal de ma maladie et comme je n'oserais jamais aller voir un docteur pour ça, il fallut que je me débrouille pour me soigner. Seulement me soigner les symptômes. Qui pourrait guérir de la mort de toute façon? Comme dans mon cas j'étais à la fois mort et vivant, ça change les données. Mes yeux ne sont pas devenus tous secs. Mais j'ai remarqué que de leur administrer des gouttes pour les hydrater, ça leur faisait du bien. Et tant qu'a être à la pharmacie, j'ai acheté des produits de beauté. Du fond de teint, de la crème hydratante. La pharmacienne voyait bien que je portait intérêt à mon propre épiderme par mes questions. Soit qu'elle s'est imaginé que j'étais un travesti le soir, où quelqu'un qui n'avait pas le choix. Une peau comme la mienne devait la faire frémir par comparaison a bien des filles précieuses qu'elle devait connaître par leur prénom. Je n'avais plus a dépenser en bouffe mais ce que ces produits coûtent cher! Je n'avais jamais remarqué à quel point une femme pouvait dépenser pour se faire belle. Et dire que quand mes lèvres exploraient ces lèvres, j'osais passer des sarcasmes si ça ne goûtait pas la bonne peau naturelle. Honte à moi. Pardon mesdames, j'étais dans l'ignorance totale. J'étais sur le chômage. Alors je continuais de remplir mes carte comme quoi j'étais toujours apte à travailler, en recherche active, mais dans le fond, je me cachait, je vivais en hermite. Vivre de nuit. Voilà la solution. Je ne voulais pas vivre comme un vampire mais si l'on fait vivre les monstres durant la nuit plus que le jour, c'est une bonne chose. Car un monstre laid je vous jure que ça peu avoir un orgueil et au moins la nuit, les gens portaient moins attention a mes traits. Surprendre les regards de dégoût sur soi c'était affreux. Pire! Quand le regard était soutenu! Mais ça c'est venu après. Car les crèmes ou eu un effet mais limités quand même. Quand on le dit au filles déjà belles. Alors bien que ça m'aide, je ne serais jamais un Monsieur Amérique a me regarder ainsi... Chapitre IV (Horreur d'être) (retour) Quelques nuits après je m'habituais à mon état physique. Les gens qui vivent de nuit ayant plus de vécu que les trop bien pensants vivants plus souvent de jour. Et c'est tant mieux parce qu'après une semaine j'avais perdu beaucoup de poids. On me voyait les cotes, les joues creuses. Je suis passé de mes 195 livres habituelles à 145 livres. Ça vous donne idée! Au point d'avoir peur le matin du verdict de la petite aiguille. Faites vos jeux! Rien ne va plus. Combien pèse le cadavre ce matin? Mieux vaut viser un peu plus bas qu'hier. Mes jambes, mes fesses et mes avants bras aussi on commencé après un certain temps à avoir quelques varices et il y en a eu de plus en plus. Mes cuisses peuvent faire baver de jalousie n'importe quelle personne aiment ses varices en autant que ça se trouve. J'aurais pu faire homologuer ce peu enviable record par le livre des records Guinness. Malheureusement c'est un livre qui s'adresse et qui ne tient compte que des vivants. Plus les jours avançaient, plus je découvrais des désagréments à mes réveils. Alors un beau matin comme ça, j'avais une dent de moins qui restait sur l'oreiller. Comme je n'avais pas bouffé depuis 2 semaines je me disais que ce n'était pas bien grave étant donné leur inutilité. Mais ce serait un autre truc pour reculer dans la classe sociale. De toute façon même de nuit je me cachait des regards. ma peau avait pris un affreux gris que même le fond de teint avait du mal à rendre humain. D'ailleurs la veille de cette perte d'une dent, j'ai été surpris eu pleine rue par une forte pluie. Et une partie de mon fond de teint a coulé faisant de mon visage, quelque chose de plus laid que ce qu'il était. Une jeune enfant et sa mère on lâché un cris terrible! Je n'avais rien d'autre à faire que de me sauver au loin. Je ne sortait plus que pour le principal. De toute façon, pour aller où? Aucun lieu public ne pouvait me rendre à l'aise. Mes autres dents sont toutes tombées dans les 48 heures suivant la chute de la première. Même cette foutue de fée des dents ne voulait plus faire affaire avec moi. Mais bon. L'argent m'importait peu. J'avais du chômage pour encore quelques mois. J'avais fait croire au propriétaire que j'avais une maladie extrêmement contagieuse. Je lui passais le chèque du loyer par en dessous de la porte. L'entourage a fini bien assez vite par savoir que j'avais une maladie et ma maison devint un peu la cible d'une curiosité malsaine. C'est quelques ados en mal de sensations qui passaient à plusieurs reprises devant chez moi dans l'espoir de m'apercevoir par une de mes fenêtres. Mais comme je laissais les rideaux fermés... J'ai d'ailleurs sacré toute une frousse à 2 jeunes aventurier de 13 ans je dirais. Ils s'étaient mis en tête de venir explorer durant la nuit. Rien de bien méchant. Je me suis mis un grand voile noir qui avait déjà servi pour l'halloween l'an passée. Je me l'ais mis sur le corps me donnant une allure spectrale. Ensuite un masque de joueur de hockey et surtout une grande hache entre les mains. Juste de leur courir après en hurlant, m'avait assurer qu'il ne reviendraient plus jamais... Chapitre V (Prisonnier de mon corps) (retour) Les jours suivants, ce sont des graves complications qui commençaient à se manifester pour moi. J'avais de moins en moins de sensations et alors que je voulais déplacer un meuble lourd, en le soulevant, quelques unes de mes phalanges s'arrachèrent. Je lâchait un hurlement de panique en même temps que le meuble. Mes pauvres doigts! Je serais donc en train de pourrir vivant! C'est terrible! Au bout des doigts mutilés, j'aurais cru voir le sang couler. Non car mon sang était plus de la texture d'épaisse confiture. C'est à partir de ce moment que je compris toute la gravité de mon état. Il allait arriver un moment ou je deviendrais tout raide et prisonnier d'un corps de plus en plus croupissant, mais toujours bien vivant. Je la détestait! Mon geste avait été cruel. Mais méritais-je châtiment aussi diabolique? Elle m'avait jeter un sort pire que la mort! Et si ces petits bouts de moi continuaient de survivre détachés de mon corps? Comme dans le film de 1985 qui s'appelait Return of the living deads. Je brûlais ces bouts de doigts. Sinon j'aurais toujours eu la hantise qu'ils sont vivants. Contrairement au film, c'était de la magie et non un gaz qui m'affectait. Avec une phalange en moins sur l'index, le majeur et l'annulaire de la main gauche, j'était devenu maladroit. Plus tard mes lobes d'oreilles sont tombés, mes parois de narines se sont fendillées. Je ne pouvais plus me présenter en nulle part. Je devais ruser de milles et une astuce pour ne pas me présenter aux rares visites qui venaient rarement frapper à ma porte. La contagions était un bon prétexte mais quand on me disait au téléphone, qu'on pourrais se voir par la fenêtre ou des trucs du genre, je disais que les médicaments me faisaient dormir. On me croyait et compatissait. On serait encore plus triste pour moi si on pouvait voir mon visage gris avec des vilaines taches. Mes cheveux partaient par grande touffes. Et si devant le miroir, j'avais le goût de pleurer, ce sont des douleurs aux yeux que j'avais. Mes glandes lacrymales devaient être hors fonction. Un jour aussi, la première peau de mes doigts encore entiers, est simplement glissée comme des bouts de gants. Je n'avais plus d'empruntes digitales. C'est un détail qui m'a fasciné. Ma voix devenait râpeuse aussi ces derniers jours. Ce qui veux dire que mes cordes vocales commençaient a donner des premiers signes de désagrégement. Comme je ne répondais plus au téléphone, on venait visiter si j'étais là? Je me cachais. Je ne pouvais plus me montrer étant devenu un monstre. Alors comme je me cachait toujours au visiteurs, après quelques démarches, le téléphone et l'électricité furent coupés e un beau matin, je me retrouvais dans ma propre maison enfermée. On avait barricadé les portes et fenêtres contre d'éventuels pillards ou squatters. Je demeurais là dans le noir total et le silence. J'aurais pu à ce moment le temps laisser m'oublier totalement. Le système m'effaçait déjà de sa routine. Chapitre VI (La fuite) Je suis demeuré un certain temps dans la pièce. Plusieurs heures. 1 journée au complet probablement. Juste à réfléchir. Plus besoin de manger, de pisser, de déféquer, je commence même à respirer difficilement. Je n'ai qu'à le faire pour parler seulement. Je n'ai plus de sensation et je tombe en ruine. Alors l'esprit enfermé dans ce restant humain en est venu à dire qu'il faut en finir. Je ne pouvais même pas dire que je vais m'en remettre au destin. Ça ne fonctionnait pas tout simplement. Même Dieu pouvait-il quelque chose pour moi? Je devais mourir. C'est ce que je m'étais dis après cette longue réflexion. Mais pas en attendant bêtement que mon corps ne soit plus rien. Ça pourrait prendre des décennies. Il fallait donc sortir d'ici. Comme je connaissais bien ma maison, même si j'étais dans le noir total, je pouvais me débrouiller très bien. Je me dirigeais vers l'atelier. Je maudissait mon état qui me rendait si fragile. Dieu merci j'ai retrouvé la scie à chaîne et elle fonctionnait bien. Je me suis presque démembré les bras en tirant sur la corde. Le moteur à gaz n'était certainement pas silencieux! On enverrait la police pour voir. Mais c'était une sortie par effraction. C'est sûrement moins punissable que de me laisser enterrer vivant. Mais le panneau de contreplaqué n'était pas fait pour résister au seul outil que ma dextérité me permettait de manier encore. Alors que la police devait arriver et fouiller l'intérieur de ma maison, moi je m'en éloignait le plus vite que je pouvais. J'étais assez au bord de la ville et je me suis sauvé vers les bois. J'ai emprunté ce petit sentier sous les arbres. Mon idée était de marcher en longeant le bord de la rivière pour ne pas me faire suivre par des chiens. Mais je suis tombé sur vous avant... C'est ça l'histoire. Si je n'étais pas de ma laideur à faire hurler je sais que vous ne me croiriez pas. Je sais bien que c'est l'halloween. Que vous deviez vous êtes réunis pour tripper! Un feu au bord du bois après les bonbons. J'aurais trippé à cette idée aussi quand j'avais votre âge. J'ai peur! Très peur même! Ils vont arriver bientôt et me trouver. Je ne veux plus vivre. Ni souffrir. Je n'ai plus de sensations mais je souffre plus que si j'en avais. J'ai une idée les enfants. Brûlez moi! Je suis trop lâche pour le faire moi-même. Mais brûlez moi. Cassez moi en morceaux et jetez moi dans ce feu! On ne vous blâmera pas car vous n'êtes pas majeurs et c'est moi qui vous l'ai demande. Mais surtout, je suis déjà mort, regardez... Il s'arracha une phalange et la lança dans le feu. Elle s'enflamma rapidement. Les enfants ayant observé sous le choc, sortirent tous de leur torpeur en des cris de panique. Ils partirent dans toutes les directions. Au loin on entendait des voitures se rapprochant. Plus qu'une seule option... Et le premier policier arrivant sur les lieux, le jurait au journalistes: Je vous assure que quand je suis arrivé je suis débarqué de l'auto patrouille, il était assis en indien en plein milieu du feu. Il flambait de partout comme s'il était en papier. Et il m'a regardé avec un grand sourire sans dents... C'est horrible... Juste avant que ses yeux ne tombent il a lâché un grand cri et il s'est écroulé en plein d'os. Ça s'est fait très vite! C'est juste après que mes confrères sont arrivés... - Fin - |
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